Bénéficiant de « parrains » attentifs, Gilles Pélisson est devenu, en février, le patron de la chaîne de télévision où il remplace Nonce Paolini, avec la bénédiction de Martin Bouygues dont il était déjà proche.

Les échotiers n’ont pas insisté sur les mentors successifs qui ont influencé et poussé Gilles Pélisson. Il a bénéficié d’appuis efficaces. D’abord celle d’une bien­veillance toute familiale, celle de son oncle, « figure des affaires et de la bour­geoisie lyonnaise », Gérard Pélisson, né en 1932 qui a cofondé, avec Paul Dubrule, le grou­pe hôtelier Accor. Auparavant, cet ingénieur (Ecole centrale Paris) avait été très impressionné, dans les années 50, par les techniques commerciales américaines. Il fut diplômé du MIT à Boston. C’est de là que viendrait l’attirance de son neveu Gilles, pour les Etats‑Unis où il s’installa aussitôt marié à l’âge de 24 ans. Il y séjourna huit ans et étudia au MIT avant d’intégrer Accor, en 1983.

Il y trouva un autre mentor, le directeur du développement du groupe aux Etats-Unis et en Asie. Philippe Bourguignon.

Après une première expérience en Cali­fornie, Gilles Pélisson revient en France pour diriger la filiale des restaurants Courte-paille, mais il suit, en 1995, Philippe Bour­guignon à Euro Disney et le remplace comme PDG. Il y reste cinq ans. Il participa alors aux côté du PDG de Suez, Gérard Mestrallet, au projet de candidature à une li­cence de téléphonie mobile. Quelques mois plus tard, Suez se retira de la compétition.

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