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Le recours au ludique, panacée scolaire

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Le recours au ludique, panacée scolaire

Oui, nous retrouvons la misère de la pédagogie. Nul n’ignore qu’en dépit de programmes très allégés depuis des années, les élèves français du primaire (et du collège) collectionnent des résultats de plus en plus faibles dans les matières fondamentales et, en particulier, en mathématiques. Ne sachant pas vraiment lire, ils n’arrivent pas à décrypter les questions posées, ni a effectuer les opérations simples, en commençant par la logique.

Le «Conseil national d’évaluation du système scolaire » a donné en novembre, des « préconisations » susceptibles d’améliorer les choses et portant sur l’apprentissage des nombres et opérations » (au primaire). Ses experts cherchent à atteindre deux objectifs: redonner du goût et du sens à la matière. La tâche relève désormais des travaux d’Hercule.

Sans doute par addiction aux écrans, les élèves actuels sont incapables de concentrer leur attention quelques minutes notamment en mathématiques.

Sans doute par addiction aux écrans, les élèves actuels sont incapables de concentrer leur attention quelques minutes notamment en mathématiques. Les conséquences sont désastreuses à un ni­veau jamais atteint. Selon une évaluation du ministère de l’Education (dite) nationale, parue en mai dernier : en fin de CM2, 40 % des élèves ont des acquis fra­giles. Tellement fragiles qu’ils perdent peu à peu ces acquis. A 15 ans, 22,4 % des élèves, selon l’édition 2012 de l’en-quête PISA, ont un niveau « très bas ». En 2002 ils étaient 16 % dans ce cas.

L’enquête du ministère donne des précisions sur les principales difficultés : les grands nombres entiers, supérieurs à 10 000. «A la fin du primaire un élève sur quatre ne sait pas les écrire ». L’autre difficulté réside dans les nombres décimaux. Grosses lacunes avec les tables : celles de multiplication ne sont pas connues ; celles d’addition le sont à peu près. Conséquence logique, depuis une vingtaine d’années, les performances baissent sur les quatre opérations. Les psychologues ne peuvent faire des miracles; ils donnent des conseils simples : la manipulation d’objets : bouliers, jetons, dés, cubes emboîtables… en maternelle comme en élémentaire. Enfin, ils conseillent de privilégier le calcul mental et la maîtrise des bonnes vieilles tables de multiplication. On en revient à des recettes bien connues depuis des générations, celles des jeux avec des exercices de calcul. Mais le ludique ne peut avoir qu’un temps, il doit déboucher sur du travail, des exercices répétés.

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