Lors de son arrivée au « perchoir » en 2012, Claude Bartolone avait donné un coup de menton pour assurer, qu’en application des consignes d’économies, il se fixait un « devoir d’exemplarité » quant au budget de l’Assemblée nationale. Pour le montrer, il décida de geler le budget général de ladite assemblée, pour les cinq ans à venir; il diminua également de 10 % l’indemnité pour frais de mandat (IRFM) des députés, soit 640 euros sur 6 412 euros.

Quatre ans après, qu’en est-il ? Cette rigueur toute stoïcienne des nouveaux spartiates a connu quelques faiblesses. Nous l’avons appris par la Cour des comptes qui a dû certifier les dépenses de l’Assemblée nationale. Alors que son prédécesseur, Bernard Accoyer (UMP) disposait dans son cabinet de 13 collaborateurs pour un budget de 3,15 millions d’euros en 2011, M. Bartolone en prit 19 pour un budget qui est passé de 4,05 millions en 2013 à 4,3 millions en 2014. (A la rémunération globale, il faut ajouter les cotisations sociales qui représentent 50 %).

Dans ce cas, le coup de pouce aux camarades s’appelle une régularisation citoyenne. En ce qui concerne M. Bartolone, un petit récapitulatif comptable n’est pas inutile. Suite à la baisse d’in-demnité qu’il avait imposée en 2012, il tou­chait 7 000 eu-ros mensuels comme prési­dent de l’As-semblée nationale,      4 000 euros net comme indemnité parlementaire, plus une IRFM de l’ordre de 5 570 euros. Comme l’a dé­montré la revue satyrique « Siné men­suel », on arrive à près de 15 000 euros dont 70 % sont non imposables, sans parler du logement de fonction mis à sa disposition.

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