Dans le numéro 3200 (3 septembre 2015) de Rivarol (Tour Ancône, 82 Boulevard Masséna, 75013 Paris), André Gandillon (président des Amis de Rivarol), dresse (après la mort d’Emmanuel Ratier et la fin de la parution de sa lettre Faits & Documents) le triste bilan de la disparition d’ « une demi-douzaine de périodiques de la droite nationale ou radicale » ; il en répertorie sept en huit ans (du Libre Journal de la France Courtoise, de Serge de Beketch, en 2007 à Faits & Documents, aujourd’hui), puis en tire ce commentaire : « C’est dire que les publications de l’opposition nationale sont, chaque année, de moins en moins nombreuses et de plus en plus menacées par la concurrence d’Internet, les poursuites judiciaires et la diminution du temps de lecture ».

A ce propos, il signale que Rivarol n’en a pas terminé avec les tracasseries judiciaires. Le 24 septembre, son directeur a été jugé en appel pour l’affaire dite de « l’insupportable police juive de la pensée » (après une condamnation en première instance, le Parquet avait fait appel, jugeant la sanction trop clémente). Le même jour, il a comparu (toujours en appel) pour un article écrit en mai 2013, sur le festival de Cannes (il avait été condamné à 8000 euros, sous forme de « jour-amende » ; les parties civiles – les sempiternelles Ligue des droits de l’homme et Licra – ont fait appel, ayant été déboutées en première instance pour avoir été jugées irrecevables). Troisième comparution, le 1er octobre, devant la Brigade de répression de la délinquance de la personne (BRDP) pour avoir publié des écrits « qui constitueraient, pour les uns, une provocation à la haine raciale, pour les autres une contestation des crimes contre l’humanité » (sic !). Pour ces motifs, André Gandillon demande des versements de dons et cotisations qui « serviront à aider au règlement de frais non négligeables d’avocat, de procédure et d’huissier ».

Par ailleurs, il annonce l’organisation d’une grande réception, le samedi 9 avril 2016, afin de fêter le 65e anniversaire de la naissance de Riva­rol. Nous en reparlerons ultérieurement, dès que nous aurons eu connaissance de plus amples informations sur son déroulement matériel, en particulier le lieu où elle pourra se tenir, car il lui faut trouver une salle « pouvant réunir plusieurs centaines de personnes et acceptant de recevoir Rivarol. Ce n’est pas simple, explique notre confrère, surtout à Paris et en région parisienne, car le domaine de Grand’Maisons, à Villepreux, qui nous avait reçu merveilleusement, en 2011, pour nos 60 ans, n’ouvre plus ses portes aux mouvements de droite nationale, à la suite de fortes pressions exercées sur les propriétaires » (ce, depuis la mort de Luc de Saint-Seine).

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