Présent était présent, bien sûr, aux Journées Chouannes de Chiré-en-Montreuil samedi et dimanche 5 et 6 septembre derniers.

 Beau temps et belle humeur réjouissaient les present aux jc 2015nombreux participants, des habitués pour la plupart, qui ne manqueraient pour rien au monde ce rendez-vous de rentrée. Nous avons recueilli les impressions de Jean Auguy, créateur de ces Journées, et de deux écrivains venus signer leurs ouvrages.


Questions à Jean AuguyJean Auguy

– Même si vous n’êtes-plus responsable de la maison DPF, c’est vous qui avez lancé les Journées chouannes il y a… ?
 – 45 ans !
– Comment trouvez-vous cette édition 2015 ?
– Elle me semble particulièrement réussie à tous points de vue. L’affluence me semble au moins équivalente à ce qu’elle est d’habitude.
Le dîner d’hier, organisé pour la troisième fois le samedi soir, a compté environ 350 couverts, et le déjeuner d’aujourd’hui plus de 450, avec des repas organisés par la maison et non plus composés de plateaux livrés.
– Les intervenants n’ont- ils pas joué un rôle dans ce succès ?
– Indéniablement ! Viviane Lambert et Roberto de Mattei, notamment. J’aimerais aussi citer l’exposition consacrée au cardinal Pie,
un homme exceptionnel, trop oublié, alors qu’il devrait être un des maîtres de la famille traditionaliste.
– Un mot encore ?
– Je ne peux qu’engager les lecteurs de Présent à venir l’année prochaine, où nous fêterons dignement le 50e anniversaire de Chiré !

 Questions à Francis Bergeron


bergeronjc2015– Savez-vous combien de fois vous avez assisté aux Journées chouannes ?
– Je ne compte plu
s : j’ai commencé à venir dans les années 80 et, depuis 25 ans, je suis venu tous les ans, sauf les deux ou trois années qui ont suivi la mort de mon père.
– Vous veniez alors en visiteur ?
– Oui, avec mes parents, et nous y retrouvions des amis.
– Votre stand de livres jouxtait celui de Présent cette année. Quelle impression en gardez-vous ?
– Sur ces deux ou trois dernières années, je constate à Chiré une sorte de rebond assez nettement marqué, à travers l’importance du public, la qualité de l’organisation. De nombreux jeunes, par exemple, participent aux diverses tâches de support de ces Journées.

Manifestement, le relais est pris par une nouvelle équipe, il s’agit d’un passage de générations très satisfaisant pour la pérennité de l’œuvre…

Manifestement, le relais est pris par une nouvelle équipe, il s’agit d’un passage de générations très satisfaisant pour la pérennité de l’œuvre, qui me rappelle l’histoire de Présent.

Bien sûr le journal, lui, n’a que 35 ans, mais j’ai le même sentiment de passage d’un « obstacle générationnel » franchi malgré la disparition des géants (Madiran, Brigneau). Les deux histoires, celle de Chiré et celle de Présent, me semblent parallèles, elles se ressemblent beaucoup.

Question à Alain Didier, écrivainI-Miniature-20705-alain-didier-1950.net

 – Quelle est votre impression sur ces Journées chouannes de 2015 ?
 – Excellente ! On y trouve des personnes civilisées et agréables, de toutes générations. Chiré constitue un lieu de rencontre irremplaçable.


Les intervenants, Viviane Lambert , Roberto de Mattei, Roger Holeindre, Olaf, nous ont donné des communications de premier plan, essentielles dans le combat actuel. Voilà une réussite qui tient au travail acharné de deux générations de militants.


Propos recueillis par Anne Le Pape

François-Xavier d'Hautefeuille

François-Xavier d'Hautefeuille est le directeur de publication de Lectures Françaises depuis 2010, il a pris la succession de Jean Auguy et de Henry Coston. Il publie une rubrique mensuelle qui s'intitule "Il y a 50 ans" et qui est une rétrospective des numéros de la revue parus.

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