Dans notre n° 662, il y a trois années déjà (juin 2012), nous avions exposé la situation d’une entreprise industrielle installée dans notre village de Chiré-en-Montreuil, Autoliv-Isodelta.

lle avait été fondée par un entrepreneur parti­culier, en 1967, pour effectuer la fabrication d’accessoires automobiles (principalement des volants). Grâce au dynamisme et à la bonne gestion de son directeur, elle a connu une rapide croissance, fournissant les grands constructeurs français et devenant le premier employeur industriel du département de la Vienne, puisqu’elle compta jusqu’à 1200 employés (dans le début des années 2000).

Cette réussite attira les appétits extérieurs et conduisit son propriétaire-fondateur à la céder à un groupe suédois, Autoliv, qui appliqua les méthodes de gestions contemporaines axées essentiellement sur la rentabilité financière, ce qui le conduisit à « délocaliser » une partie de ses services, en Roumanie et en Tunisie, réduisant le personnel à 637 salariés.

Au mois de mars dernier, la direction a annoncé son intention de réduire encore les effectifs en mettant en place un plan social touchant 225 personnes, ce qui a provoqué l’incompréhension, la stupeur, voire la colère d’une partie du personnel et poussé certains à implanter tout autour du site de l’entreprise 225 croix de bois, symbolisant la disparition d’autant d’emplois.

Nous ne disposons pas des éléments objectifs pour porter un jugement sur le bien fondé ou non de cette décision. En revanche, il se produit près de chez nous une illustration de ce que subit la vie économique française depuis tant d’années, en raison d’une impéritie des gouvernements qui écrasent les entreprises, comme les particuliers, de charges et d’impôts devenus insupportables. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’ils cherchent ailleurs ce qui ne leur est pas octroyé en France !

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